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[ Magazine des abonnés de Canal+ ] [ Télérama (N°2531) ] [ L'Écho des savanes n°177 ] [ Inrockuptibles ] Article de Télérame n° 2531 15 juillet 1998 - Écrit par David Angevin South Park [...] : le nouveau dessin animé américain
Très loin des histoires policées de papa Disney, deux cartoons insolents grattent l'Amérique là où ca fait mal. Elle aime. Nous aussi.
Les abominables gosses des neiges
Surfant sur leur soudaine popularité, les deux zigotos imaginent alors un dessin animé frappadingue qui se déroulerait dans le trou à rats qui les a vus grandir: South Park. Le synopsis est simple: Stan, Kyle. Kenny et Cartman habitent ce petit bourg, enneigé et inquiétant (on nest pas loin du Fargo des frères Coen), perdu dans les montagnes du Colorado. Tous les jours. les quatre garçons de 8 ans prennent le bus scolaire, conduit par lhorrible Mrs Crabtree. pour se rendre au cours de linstituteur Garrison (un fou furieux). avant daller déjeuner à la cantine de lécole, où le cuistot (un grand Noir obsédé sexuel) ne manque jamais de leur chanter un vieux rhythmnblues aux paroles épicées. La vie des enfants de South Park na rien dun long fleuve tranquille. Entre lécole, la maison et la cantine, le gros Cartman et ses copains trouvent toujours de quoi soccuper: les ovnis, les vedettes de cinéma, les monstres et les généticiens fous ne sont jamais loin... En quelques épisodes, cette série danimation au budget modeste devient un phénomène de société : lépisode de Noël dernier a réuni 4,5 millions de téléspectateurs aux États-Unis. et on ne compte plus les sites Internet consacrés aux aventures des quatre affreux jojos. Les stars de la télé américaine viennent même prêter leur voix à leur dessin animé favori : Clooney. toujours lui, doubla même... un chien homosexuel Les créateurs de South Park sont désormais courtisés par la Wamer et les studios Dreamworks, quand ils ne sont pas pourchassés par les paparazzi. Un succès qui nest pas sans rappeler celui de Matt Groening avec les Simpsons, dans la même veine du dessin animé cynique et décapant. Car son succès colossal, South Park le doit à son ton acide (on y parle vraiment "très mal), à ses scénarios tordus, parfois caca-boudin, mais toujours bidonnants. Vulgaire, South Park ? Moins, en tout cas, que les mielleuses séries danimation japonaises qui polluèrent notre enfance via Dorothéee David Angevin - télérama N°2531 - 15 juillet 1998 South Park - Vendredi - Canal+ - 20.35. Rediffusions le dimanche à 13.30 (en clair) et le mercredi vers minuit (en VO). |
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